
Envie d'une sortie qui croustille ? Cet été, direction le Musée départemental breton à Quimper pour une enquête immersive originale entièrement dédiée à la crêpe ! Entre énigmes mystérieuses, codes secrets à déchiffrer et œuvres d'art à scruter, on a enfilé les costumes d'archéologue, de fermier, de crêpière médiévale et d'expert en art. On a appris l'histoire de la star bretonne tout en s'éclatant en famille et on est devenus de vrais pros de la crêpe... et de la galette ! Prêts à relever le défi ? Et que ça saute !
© Reportage photo réalisé par Laëtitia Scuiller Kidiklik

Chez nous, dans le pays Bigouden, la crêpe sarrasin salée rythme le repas, tandis que la sucrée régale le dessert ou le goûter. Fine, beurrée et kras (croustillante), elle fait partie de notre quotidien. Pourtant, nos voisins d'Ille-et-Vilaine lui préfèrent la galette, plus épaisse, souple et garnie de saucisse.
Mais alors, quelle est l'origine de cette spécialité et comment est-elle devenue un symbole breton mondial ? C'est tout l'objet de notre enquête, menée par nos ados Anna, Lou et Noémie, motivées pour découvrir cet héritage au Musée départemental breton !

Notre médiatrice Alina nous plonge immédiatement dans l'histoire. Nous sommes en 3026 et les crêpes ont définitivement disparu. La Bretagne est en émoi ! Plus personne ne connaît les ingrédients, les gestes ou les ustensiles qui permettaient autrefois de préparer ce trésor de la gastronomie bretonne. Seule la dernière crêpière de l'humanité détenait encore ce précieux savoir. La légende raconte qu'avant de disparaître, elle l'aurait caché dans un coffre. Notre mission ? Retrouver le mot mystère qui permettra d'ouvrir ce coffre, de percer les secrets de cette ultime crêpière… et d'offrir à l'humanité la possibilité de savourer à nouveau de délicieuses crêpes !

Nous pénétrons dans la première salle de l'exposition. Notre regard est immédiatement attiré par une grande cheminée où trône un galettoir posé sur un trépied, cette plaque de cuisson, ancêtre de la célèbre billig. Le décor est planté ! À nous d'observer attentivement les photos d'archives et les objets archéologiques exposés pour retrouver les ustensiles autrefois utilisés pour verser la pâte, l'étaler puis la retourner. L'enquête commence…

Nos 3 ados repèrent rapidement les ustensiles utilisés autrefois par les crêpières et s'amusent à répéter leurs noms bretons, qui résonnent presque comme une comptine : spanell, rozell, billig… Une manière ludique de se familiariser avec le patrimoine breton tout en entrant peu à peu dans l'univers de l'enquête.

Dans la salle suivante, nous nous glissons dans la peau de véritables historiens de l'art. Notre défi ? Retrouver la première crêpière représentée sur une œuvre vieille de plus de 200 ans : Le Champ de foire à Quimper, un tableau peint par Olivier Perrin en 1820. Munies d'une loupe, les filles scrutent chaque recoin de la toile. Les personnages sont nombreux et les détails foisonnent : pas si simple de repérer la crêpière au milieu de cette foule !

Après quelques minutes d'observation, Lou finit par dénicher la fameuse crêpière grâce à un indice soufflé par Alina. Nous découvrons alors que si elle est si discrète sur le tableau, c'est parce qu'au début du XIXᵉ siècle, la crêpe n'était pas considérée comme un mets digne d'être mis à l'honneur. Elle était avant tout le plat des familles modestes. Une révélation qui permet de mieux comprendre l'évolution de ce symbole aujourd'hui incontournable de la gastronomie bretonne.
Alina nous invite ensuite à observer le décor d'une crêperie traditionnelle reconstituée. Impossible de ne pas s'attarder devant le magnifique vaisselier en bois finement sculpté, garni d'une élégante vaisselle bretonne. Le décor nous transporte dans l'atmosphère chaleureuse des crêperies.

Notre médiatrice nous explique ensuite que la crêpe a gagné en popularité grâce au développement du tourisme et à l'émigration bretonne vers la région parisienne. Les crêperies sont alors devenues des lieux dépaysants pour les Parisiens et de véritables madeleines de Proust pour les Bretons expatriés, contribuant à faire de la crêpe l'un des symboles incontournables de la Bretagne.

Nous poursuivons l'enquête dans la salle suivante, où un documentaire nous plonge dans l'ambiance d'une crêperie traditionnelle reconstituée à partir d'un tableau. L'objectif ? Déchiffrer le message codé laissé par la crêpière. Une mission que les filles relèvent avec brio, leur ouvrant les portes de l'étape suivante.
Cette fois, changement de rôle : place aux archéologues ! À partir des fragments d'un plat brisé, il faut reconstituer une inscription essentielle… Celle-ci révèle l'ingrédient incontournable de la recette de la crêpe.

Avant-dernière étape, et sans doute l'une des plus décisives : retrouver la graine perdue et l'associer à la bonne farine, l'ingrédient de base de la crêpe. En 3026, les humains ont en effet oublié de quelle plante provient la farine !
Les ados observent attentivement les différentes graines et parviennent, à elles trois, à identifier le sarrasin, le blé et l'avoine. Une nouvelle énigme résolue avec succès ! Alina en profite alors pour nous dévoiler les différentes étapes de fabrication de la farine, en s'appuyant sur les outils d'époque exposés dans le musée. Une explication concrète qui permet de mieux comprendre le savoir-faire des meuniers d'autrefois.

Galantes, les filles laissent à Arthur, qui a mené l'enquête à leurs côtés, le privilège d'ouvrir le coffre après avoir déchiffré le dernier message à l'aide du filtre rouge. À l'intérieur, une belle surprise attend les jeunes enquêteurs. Mission accomplie : la crêpe est sauvée ! Ce trésor de la gastronomie bretonne ne risque plus de tomber dans l'oubli et pourra continuer à régaler les générations futures.

♥ COUP DE COEUR KIDIKLIK ET PARENTS
- On a adoré cette enquête ! Les énigmes sont variées, le rythme est parfait et chacun y trouve son compte, des plus petits aux parents. On manipule, on observe, on réfléchit... impossible de s'ennuyer.
- À la fois ludique et pédagogique : le musée breton se distingue une fois de plus par sa capacité à adapter le parcours de visite de l'expo et ses animations aux familles.
- La médiatrice accompagne le groupe tout au long du parcours avec beaucoup de bienveillance. Elle distille juste ce qu'il faut d'indices et partage plein d'anecdotes passionnantes sur l'histoire de la crêpe, les savoir-faire et la culture bretonne.
- On est repartis en ayant appris plein de choses, sans avoir eu l'impression de suivre une visite "classique". Les enfants ont adoré les dispositifs de l'exposition, très ludiques, diversifiés et colorés, et nous aussi ! Une sortie familiale aussi amusante qu'enrichissante.
Un grand merci à Alina, Pauline, Myriam et à toute l'équipe du musée départemental breton pour son accueil et sa bienveillance.

♡ CE QUE LES ADOS ONT PRÉFÉRÉ
Anna « Franchement, je pensais pas qu'il existait autant d'ustensiles pour faire des crêpes ! Billig, rozell, spanell... maintenant je connais même leurs noms en breton. »
Noémie : « Enfin, j'ai compris la différence entre une crêpe et une galette ! »
Lou « L'enquête m'a donné trop envie de manger des crêpes... et carrément d'essayer d'en faire moi-même. »
INFORMATIONS PRATIQUES

L'enquête " C'est la fin des crêpes " est proposées les jeudis du 9 juillet au 27 août 2026 à 11h
- à partir de 10 ans
- Durée : 1h
- Tarif : billet d’entrée + 2€
- Réservez vite votre créneau
L'exposition temporaire est accessible jusqu'au 31 octobre 2027 au 2eme étage
" Et que ça saute ! Histoire(s) de la crêpe bretonne " au musée départemental breton à Quimper
Un espace détente vous accueille au niveau entre sol : fauteuil, canapé, livres, jeux…
De quoi se détendre à tout moment de votre visite.
Des espaces ludiques, des livrets-jeux 3-6ans et 7-12ans, une enquête Ado/adulte (Français et Breton), un parcours enfant ludique....
De quoi profiter de votre visite en famille ou entre amis !
Jours et heures d’ouverture
- septembre - juin : du mardi au dimanche de 10h à 18h
- juillet - août : tous les jours de 10h à 18h
- Le dimanche 26 juillet en raison du festival de Cornouaille le musée ouvrira à midi.
Fermeture de la billetterie 30 minutes avant la fermeture du musée
Fermeture annuelle du 4 au 31 janvier 2027
Accessibilité
Le Musée départemental breton de Quimper est accessible à tous et propose des aménagements ainsi qu'une offre culturelle adaptée aux visiteurs en situation de handicap, en groupe comme en individuel. Son engagement a été récompensé par le label d'État Tourisme & Handicap pour les quatre familles de handicap : auditif, mental, moteur et visuel.
Bagagerie
Le musée possède des casiers pour les petits moyens sacs mais n'accepte pas les grandes valises et gros sacs à dos.

Avant de quitter le musée, Anna, Lou et Noémie prennent le temps de parcourir les collections permanentes de l’ancien palais épiscopal de Quimper. Elles sont agréablement surprises par leur diversité et leur richesse : tombeau, sculptures, trésors d'orfèvrerie, épées et dagues, costumes traditionnels dont coiffes et robes finement dentelées, présentés sur des mannequins adultes et enfants... De quoi voyager à travers plusieurs siècles d'histoire bretonne.
Dans l'espace consacré au mobilier, les filles reconnaissent avec enthousiasme le célèbre lit clos ainsi qu'une imposante armoire « comme chez Mamie ». Dans les escaliers, elles lèvent les yeux pour admirer les magnifiques voûtes romanes et les vitraux flamboyants qui subliment le bâtiment.
Passionnées de mode, elles s'attardent enfin sur le parcours « Modes et Clichés », consacré aux costumes traditionnels bretons. Cette année, l'exposition met à l'honneur l'incandescences de Ploaré , une occasion de découvrir toute la finesse et l'élégance de ce costume emblématique du Pays de Douarnenez.


La cour du musée, séparée du jardin par un cloître néogothique, invite à profiter d’un espace de détente, et nous permettent d’admirer l’architecture du musée et de la cathédrale Saint-Corentin.







